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samedi 19 avril 2014

SAINT-MARTIN


Escale technique et familiale, nous sommes restés une semaine afin de peaufiner le bateau mais aussi réparer le capitaine, soucis dentaires sans gravité.
Nous avons la joie de découvrir l'île avec un « local », Sébastien, le cousin de Guillaume. Nous sommes ravis de le voir dans son île qu'il habite plusieurs mois pas an depuis plus de 10 ans. On est, grâce à lui, tout de suite dans l'ambiance et nous voilà bien vite au resto chez son copain Will : l'intégration  est vite faite : pas besoin de lire les guides ! 
Nous partons  pour deux jours à Anguilla, Seba ayant pu se libérer, avant de changer de programme pour cause de forte houle de Nord et mer dangereuse. Nous nous mettons à l'abri de l'île et nous profitons des « lolos » de Grand Case, petit resto familial où l'on déguste sur de grandes tables des ribs de porc, poulet ou langouste au BBQ. Petite escale sur le somptueux îlot de Tintamarre, "the place" to be le dimanche. 

Ayant rejoint pour la nuit la Baie Orientale, Seba nous a tous emmenés dans les airs avec son parachute ascensionnel. Les enfants étaient aux anges et les parents, le décollage passé, ont apprécié la vue splendide sur la "B.O." et l'île de Tintamare.



La mer étant très agitée les jours précédents, les snorkellings tentés au rocher créole ou à Tintamarre étaient un peu décevants, nous avons apprécié encore une fois les tortues dans tous les mouillages que nous avons faits.
Entre deux soins dentaires, nous sommes allés finalement jusqu'à Anguilla, sans Séba, île à 10 milles de Saint Martin. Une fois digérés les droits de navigation exorbitants, nous avons profité de 2 endroits paradisiaques: le soir, Sandy Island et Prickly pear le lendemain.


En ce qui concerne le bateau, il repart avec un frigo neuf, un moteur pour le pilote automatique, une frontale, des bouts et manilles, une commande de gaz de rechange et notre nouvelle voile. 
Les premiers tests le long d'Anguilla sont concluants, bluffant Guillaume et Ewen. Saint Martin est super pour l'accastillage, on y trouve tout, dans des Ships géants, avec des prix très très bas...mais il ne faut pas s'attarder trop, pour ne pas faire fondre la CB !

Avant le départ pour les BVI, nous fêtons les 15 ans de Marine. Nous quittons Séba, pour quelques mois, avant de se retouver après l'été à Kerassel.

Une belle nav de nuit nous attend,   8 nœuds de moyenne, Guillaume et Ewen sont même obligés de ralentir le bateau afin d'ancrer à Spanish Town avec les premiers rayons du soleil.
Les papiers administratifs faits, nous relevons l'ancre pour retrouver enfin Christophe, Anonciade et Maxence sur Nomade, que nous avions quitté en Martinique.

ANTIGUA ET BARBUDA

Voici 2 îles d'un même Etat, si proches en distances et si différente dans leur histoire, leurs paysages, leur population.
Nous nous sommes d'abord ancré à English Harbour, petit port à l'ambiance très british, ancienne « planque » de l'amiral Rodney ou, plus tard, du célèbre Nelson. Petites maisons en pierre et bois entourées de gazon mais surtout d'un ponton aux yachts magnifiques, moins nombreux que d'habitude pour cause de grosse régate à Saint Barth, mais qui donnent un aperçu de ce que doivent être les fameuses régates de mi-avril. 

Nous restons 2 jours avant de repartir à l'est, à Green Island. Mouillage de rêve qui nous rappelle les Tobago Cays, en plus grand. Nous testons notre nouveau filet de volley sur un petit bout de plage entourée d'eau turquoise. Juliette accroche enfin son harnais en planche, son sourire en dit long sur le bonheur de cette véliplanchiste en herbe. 

Après quelques snorkelings autour des patates de corail, nous retournons vers English Harbour pour retrouver Petite Terre, Okamaugo et un apéro sur la plage s'improvise bien vite. Nous sommes alors accostés par des jeunes qui fêtent les 50 ans de leur ami-patron et nous invitent tous à partager leur BBQ. Certains travaillent sur des yachts comme hôtesse, mécanicien et l'échange est très convivial. Ils profitent de leur jour de congé et de l'absence de leur propriétaire pour se retrouver, sinon ils sont de service 16h/24, voire plus !!!
Malgré les informations très différentes sur les clearances de sortie possible ou non à Barbuda, nous partons sur Barbuda avec Petite Terre à la plus grande joie de Solène qui a trouvé son alter ego avec Philippine. Nous faisons escale à l'est d'Antigua dans la baie de Five Island. Nous sommes seuls dans une petite crique à l'entrée de la baie. Le mouillage est calme, pas de poisson mais belle plage pour une partie de volley et quelques balades pour admirer l'ensemble de la baie.
Au petit matin, ce sont les parents qui lèvent l'ancre, la remontée est agréable par 15 nœuds de vent de travers.
On ne voit rien de l'île qui doit se profiler devant l'étrave, on scrute et soudain apparaît une ligne blanche sur l'horizon : ce sont les plages de Barbuda. Nous sommes  ébahis par leur immensité. Nous allons passer 5 jours hors du temps dans l'eau turquoise. Nous ne manquerons pas la réserve des frégates, plus importante colonie au monde de ces oiseaux de haute mer, qui viennent se reproduire au paradis. 
La visite de l'île en taxi-bus nous apprend beaucoup sur les relations avec Antigua :
pas de gros complexes hôteliers et les quelques hôtels sont quasi vides, certains abandonnés. Le seul village de l'île, Codrington, porte le nom d'une famille anglaise qui, pendant des générations, a exploité des esclaves pour la culture du coton et de la canne, mais aussi pour "produire" des esclaves afin de les vendre aux autres îles, le comble de l'horreur humaine ! Pour leurs loisirs, équitation et chasse, ils importèrent aussi des chevaux et des daims,  
Ayant appris, 5 ans après le reste des Antilles, que l'esclavage était aboli, les esclaves chassèrent leur maître et décidèrent que la terre de Barbuda appartenait à tout le monde. Ce principe perdure même si des ventes de terres se font sous le manteau. Les barbudiens ont l'impression qu'Antigua leur prélève des impôts et qu'ils n'ont aucun retour. En effet, cette magnifique île est très pauvre, peu d'activité hormis la pêche de langoustes. 
Nous changeons de mouillage pour celui, paradisiaque, de la baie de Cocoa Point, baignades et jeux sur sable doré, snorkeling splendide à Spanish Point, pêche d'une raie, planche à voile, repas et apéro partagés avec Petite Terre pour terminer ces belles journées.



Nous avons bien sûr pu faire notre clearance de sortie sur Barbuda, très typique et sans stress. A la tombée du jour nous quittons cette île, point fort de nos découvertes, avec un apéro-trampo sur mer d'huile, visibilité parfaite du fond à 14 mètres : en route pour Saint Martin.

samedi 5 avril 2014

GUADELOUPE ET DEPENDANCES

Contre le vent et les vagues, nous remontons vers Marie-Galante. Pas la meilleure allure pour le confort de l'équipage, mais ZEN avance à 7/8 Noeuds, dans une mer formée. Bientôt l'île apparaît, ronde et plate, elle laisse passer les trains de nuages qui la survolent, laissant leur ombre se dessiner sur le sol de cette dépendance guadeloupéenne. La Dominique, c'était tout le contraire, les nuages restant plantés au-dessus de la forêt tropicale
Lorsque l'entrée du port de Grand Bourg est enfin dans la ligne des étraves, alors que l'on cherche un contact à la VHF pour savoir où s'amarrer, c'est le capitaine d'un gros cata-ferry desservant les îles qui nous répond : « 1/ faut dégager le Chenal, priorité aux navettes 2/ on se met n'importe où du moment que l'on ne gène pas les navettes ! » Nous trouvons donc une place dans le fond de ce petit port de pêche, entre barques et embarcadère : la place est étroite mais les fonds ont l'air de tenir (on verra en relevant l'ancre que c'est une sorte de vase bétonnée, qui transforme l'ancre en corps mort, pas de risque de déraper).



Bernard, Sandrine, Lola, Manon et Noé sont bientôt sur le quai, pour fêter nos retrouvailles. On s'en était parlé il y a des mois, mais c'est avec émotion que l'on se retrouve comme si de rien n'était, dans le petit port de Grand-Bourg. Nous allons passer ensemble 4 jours formidables, au rythme lent de Marie-Galante, entre rhumerie, plages, visites et apéros, les journées sont bien remplies. Nous rencontrons aussi Sylvain, un ami d'enfance de Sandrine, qui a élu domicile avec sa femme Mariane et ses 3 enfants, sur cet îlot posé au bord de l'Atlantique. Sylvain nous trouvera une idée pour permettre à Ewen de passer son oral de TPE à Saint Martin, solution facile à mettre en œuvre mais refusée par le Rectorat de Rennes. No comment. Pas de TPE donc pour Ewen, car c'était un AR métropole pour 10 mn d'oral.

Les jours passent et c'est bientôt Laurent, Sabine, Margot, Lucile et Elsa que nous accueillons à l'embarcadère, fraîchement (ou presque) arrivés de France. Seul moyen de se remettre de cet interminable périple voiture/avion/taxi/bateau : un ti-punch et les voilà dans le bain antillais. Les enfant sont ravis de se revoir, pour 48H certes, mais on se retrouvera à Deshaies. Avant de quitter Marie-Galante, nous partageons quelques 5 kgs de Daurade choryphène pêchée...auprès d'un pêcheur de Grand-Bourg.

Nous reprenons le large pour contourner Basse-Terre par le sud, en laissant les Saintes à babord. On reviendra la semaine prochaine. Nous remontons la côte, passons l'îlet Pigeon et la Réserve Cousteau, pour nous ancrer dans la baie de Deshaies. C'est bientôt Didier et Catherine qui montent à bord, Gautier, Manon et Thomas se reposant après une journée de voiture. Les retrouvailles s'arrosent au Rhum et nous serons bientôt réunis à 4 familles, amis de 30 ans, dans la maison louée par Didier. Laurent et Sabine nous rejoignent après avoir quitté Marie Galante et récupéré les clefs de leur location à Deshaies, pendant que Bernard et Sandrine, faisant les adieux à Marie-Galante et Sylvain, prennent un ferry pour rejoindre la troupe. Nous voilà pour un soir, réunis à Deshaies à 21 au bord de la piscine. Moment rare, hors du temps, que l'on garde précieusement au fond du coeur pour les longues soirées d'hiver à venir.


Le lendemain, avant de lever l'ancre, nous retrouvons Jannick, Michel, Ninon et Alizée pour un apéro bateau et un repas, à la veille de leur départ après 10 jours en famille, vacances bien méritées.

Le voyage est une somme de départs, et nous reprenons la mer vers Pointe-à Pitre, car ce soir, ce sont Thierry, Nathalie, Perrine, Grégoire et Cyrielle qui débarquent. Cap sur l'îlet Gosier. C'est dimanche soir et nous voyons partir tous les locaux venus profiter de la belle plage et des cocotiers.
Le lundi, Okamaugo et Paï-me, dont nous faisons enfin la connaissance, nous rejoignent. Beach Ti-punch sur le kayak renversé pour faire office de bar, eau claire et chaude, après midi cool au soleil. Les vacanciers sont dans le bain, un peu rosis et prêts pour partir dès le lendemain en bateau.
Les trois bateaux lèvent l’ancre de bonne heure pour partir vers les Saintes que nous gagnons en tout début d'après-midi, en ayant tous « triché » avec le moteur, vent mollasson oblige. Nous voilà pour 24 heures dans cette baie magnifique, entre baignade, snorkeling et préparation de l'anniversaire d'Aurélie et Bertrand. Petite Terre nous rejoint en fin d'après midi. Ce soir, ZEN fait le plein : 27 personnes, 10 adultes, 17 enfants pour un moment unique entre bateaux-copains.
Après une dernière baignade et quelques virements pour Ewen dans l'annexe de Paï-me, nous retournons vers Pointe-à-Pitre, à regret, car il nous faut bientôt sortir le bateau pour carénage.
Le 6 mars à 7h00, nous quittons l'îlet Gosier pour nous diriger vers le chantier Lemaire. Zen présente les étraves dans le dock flottant orange, qui nous soulève hors de l'eau, avec douceur.
L'équipe du chantier s'active, prépare la sous-marine, attaque la peinture, stratifie le tube de jaumière, vidange les embases...pendant que je m'occupe du bricolage intérieur, des vannes des ch...que du bonheur. Nous avons loué un petit duplex dans la résidence de Thierry et Nathalie, une voiture, nous voilà terriens pour quelques jours. Eau et électricité à tous les étages, gros efforts sur le Cned, ballades dans l'île, soirée dansante improvisée dans un bar de Sainte-Anne : rien ne manque, sauf le temps , car les rennais déjà repartent et nous, nous allons remettre le bateau à l'eau, pour deux jours encore à la marina Bas-du-Fort, pour faire les courses, réparer le feux de mât (enfin) et faire les vidanges moteurs. Le temps d'une soirée avec Hugues et Anne, en vacances en Guadeloupe : soirée Pizza à la marina ! On aura juste le temps de saluer Socoa, bateau avec qui Cécile avait fait son stage médical. On se retrouvera sans doute dans les îles du nord.
Nous quittons cette marina accueillante, avec un bateau impec, des souvenirs énormes de tous ces amis venus nous voir de métropole. Et besoin d'un petit repos, il ne nous manque qu'un peu se sommeil.

Il faut partir à nouveau pour remonter au nord. Antigua est la prochaine étape, puis Barbuda, Saint-Martin, BVI.....Nous sommes sur la route du retour, il faut se l'avouer et profiter encore à plein de ces îles qui se dévoilent déjà au loin, avec des conditions de vent et de soleil qui s'améliorent … serait-on enfin dans la saison sèche ?



mardi 18 mars 2014

LA DOMINIQUE

Voilà une escale qui restera dans nos souvenirs et qui nous pousse à revenir, tellement il nous reste de choses à découvrir en particulier dans le sud de l'île. Quittant le Nord de la Martinique, nous remontons au près à bonne allure pour croiser bientôt la pointe sud de la Dominique, île coincée entre deux départements français. Notre timing nous oblige à y faire une courte halte que nous choisissons de faire à Portsmouth au nord de l'île, pour y rejoindre Snoozle, pour un rendez-vous attendu depuis l'Espagne. Deux Baleines nous saluent en arrivant sur la côte ouest de l'île, nos premières baleines, dont nous ne verront que le dos mais il y avait quelques tonnes sous l'eau.




Au large de Portsmouth, une Barque vient nous chercher. C'est un boys boat, qui bosse pour Eddison Tour, qui nous prend en charge. « I was the First », autrement dit, il va s'occuper de nous : c'est le Yacht service à la Dominicaine. Ils vous accueillent, vous proposent tout type de services, des douanes au BBQ sur la plage, en passant par le taxi ! Des types adorables, qui sont également une vraie sécurité pour le bateau à l'ancre dans la baie.

Quand nous entrons dans la baie, Beat et Maja nous accueillent sur Snoozle. Nous les avions rencontrés au tout début de notre voyage à Vigo, mais des soucis techniques et un programme différent du nôtre n'avait pas permis de nous revoir avant. Quelle joie de passer du temps ensemble, de discuter bateau même si « les objets de nos rêves sont bien différents », bois contre plastique, magnifique classique yacht avec tout la modernité pour en faire une vraie bête de course contre Cata ...mais rien ne s'oppose vraiment, et comme nous dit un Dominicain : « ce qui fait le bateau, c'est le capitaine ! »  Disons que nos bateaux ont fière allure. Ces deux jours sont vite passés et nous aurons du mal à nous revoir avant le retour en Europe, peut-être au ski en Suisse !

Nous partons en minibus très sommaire avec Paul, notre guide, pour ce qui devait être notre dernière journée dans l'île. A peine quitté la ville de Portsmouth, nous entrons dans un pays magique, fait de forêts, de rivières, de falaises à pic dans la mer...notre guide est intarissable sur toutes les beautés de son île et sur la profusion de plantes qui, même dans les fossés, servent à guérir tous les maux...et beaucoup les abus de rhum ! Visite formidable que nous finissons en marchant dans la Rain Forest, pour aller voir deux cascades, dans un environnement, de grands arbres, de mousses et de lichens...où apparaît tout à coup une cascade puis, quelques escalades plus loin, une seconde. On se serait cru dans le film « Mission » ! Et tout cela n'est qu'une infime partie des richesses naturelles de l'île.



Pour conclure, Edison nous convie à un Beach BBQ, qui réunit beaucoup de plaisanciers de la baie. On discute avec Jeff et sa femme, américains qui connaissent bien Moon River...Le monde des voyageurs à la voile est bien petit..et sympa !

Le lendemain, on décide, pour attendre un vent plus favorable, de rester une journée de plus. Nous nous lançons, toujours avec Eddison, vers l'Indian River, haut lieu touristique qui finalement nous déçoit, mais c'est surtout en comparaison de ce que l'on avait vu la veille...heureusement , notre guide, James Bond, est extra et nous voyons la maison de Calypso, sorcière dans Pirate des Caraïbes : les enfants sont aux anges. Il faut dire que le film a beaucoup utilisé Sainte Lucie et la Dominique, îles qui sont restées sauvages et savent toujours offrir une nature intacte, ce qui est de moins en moins vrai ailleurs. Et des gens sympas: bien que les rumeurs d'insécurité circulent dans les mouillages, nous ressortons ravis de toutes ces rencontres.



Il nous faut préparer notre départ pour Marie Galante où Bernard et Sandrine nous attendent. Au moment de lever l'ancre, c'est Eddison qui vient nous saluer. Rien ne l'obligeait : ce sont de chics types et des rencontres comme celle-ci qui font le sel de notre voyage, en plus de celui de la mer. 

dimanche 9 mars 2014

MARTINIQUE

Nous voici depuis 10 jours en Martinique, escale à la fois technique et familiale. En effet, nos parents nous ont rejoints.
Nous étions ravis de les revoir après tant de coups de fil, de mails ou SMS et de miles parcourus. Pouvoir partager en direct nos aventures, nos découvertes, la vie à bord et bien sûr les nouvelles de la famille et des amis, fait du bien à tous.
Nous trouvons une place au Marin, facilitant la venue à bord et permettant d'entamer les réparations et révisions nécessaires. La vie s'organise donc entre les locations des uns, le Cned des autres, les courses, les repas, les visites...

Nous avons visité une partie de l'île, tous dans un minibus, nous baignant, même grand maman ! sur la plage « mythique » de la Saline. La côte Est, plus sauvage, est vraiment magnifique. Ewen a même pu y faire du cata entre les barrières de corail avec Guillaume , un ami de Thorigné, arrivé une semaine avant nous pour 5 mois de travail.
On s'est offert aussi une petite visite sur la presqu'ile de la Caravelle...nous y étions venus en voyage de noces il y a..longtemps. L'île a bien changé, s'est construite, comme le port du Marin, avec la première flotte de location de bateau de la caraïbe, qui a pris des proportions impressionnantes.
Mais ce qui nous marque le plus, c'est d'arriver en France. Tout est comme en Métropole, magasins, infrastructure etc... au prix du Rhum près, et cela contraste terriblement avec les autres îles, qui se débrouillent seules, avec juste un peu d'agriculture, du tourisme, sans un pays derrière elles depuis leur indépendance acquise le plus souvent dans les seventies ,...On a même eu la grève...des pompistes, capables de bloquer le pays en pleine saison touristique !! c'est si bon de revenir au pays....

Pour ce qui concerne le bateau, il repart avec une balancine, une drisse de Genaker et une écoute de grand voile toutes neuves, un GPS qui fonctionne, des voiles révisées, un code 0 (voile de 50m2 qui va nous permettre de remonter mieux au prés par petit temps). Malheureusement nous n'avons toujours pas de feu de mouillage, ni de navigation. Il va falloir trouver un bon électricien en Guadeloupe.


Quelques retrouvailles rapides avec Nomade et Okamaugo, que nous retrouverons bientôt, nos au-revoirs aux grand-parents, et il nous faut remonter doucement vers le Nord afin de retrouver les copains qui ont décidé de prendre leurs vacances de février sous le soleil à notre plus grande joie : La Dominique, puis Marie Galante, les Saintes, Petite Terre, et la Guadeloupe seront nos prochaines escales et dégustations de rhum.


jeudi 20 février 2014

SAINTE LUCIE

La météo s'annonce bonne pour le passage du canal entre St Vincent et Ste Lucie. Nous mettrons quand même 2 ris, les vagues tapent fort en passant la pointe nord de St Vincent, mais la mer s’assagit assez vite et c'est une belle navigation que nous faisons avec en prime à l'arrivée, un mouillage aux 2 pitons, réserve naturelle au sud de Sainte Lucie. Allelouja, le boy's boat, vient à notre rencontre et nous accueille. Il nous aide à nous amarrer sur une bouée, puis un vendeur de magnifiques fruits s'approche et nous craquons pour ses produits frais. Après quelques achats et  rangements, nous allons sur la plage du fond de la baie toujours avec notre tablette pour capter internet de l'hôtel-resort grand luxe qui jouxte la plage. Ce mouillage est grandiose avec ces 2 pitons qui plongent dans la mer, classés au patrimoine mondial ! Nous profiterons de cette escale pour faire un petit tour au sud de l'île en visitant le volcan de la Soufrière et se baigner dans les eaux chaudes d'une cascade le long de ce volcan. Visites un peu décevantes, car le taxi-man bâcle le tour et la guide du volcan de la Soufrière, tout en marchant tel un escargot pour nous rallonger le temps de visite (?) pour sans doute en diminuer le  coût à la minute, est heureuse de nous rappeler que l’île a été 7 fois française et 7 fois anglaise, parle un Français teinté d'anglais et de créole, pour ensuite nous demander de traduire pour les enfants les mots que nous n'avions pas compris... Cependant, nous nous plaisons à marcher dans le village de la Soufrière  au charme certain avec ses maisons colorées et son petit air colonial, un passé un peu français et des habitants sympas, heureux de prononcer quelques mots dans la langue de Molière.


Marigot Bay, notre prochaine escale, où de grands yachts peuvent s'amarrer, ne nous laissent pas un souvenir ému. En effet, cette ria, célèbre pour avoir servi de cache pour la flotte anglaise, poursuivie par les Français, a été très construite et la malheureuse bande de sable avec ses palmiers fait un peu pitié. Juliette apprendra à fabriquer des poissons en feuille de palmier alors que le reste de la famille, qui a trouvé un filet de volley, s’entraîne avec 2 îliens. 
Dès le lendemain nous repartons pour Rodney bay, trois jours de CNED, planche à voile pour Juliette et courses. Baie bien protégée, sans grand charme, avec dans le fond une magnifique marina où se concentrent une flotte importante de loueurs mais aussi des villas très british avec yachts sur ascenseur devant chaque maison. 
Le contraste dans ces îles est partout saisissant, entre côte caraïbe, cocotiers, yachts et beaux resorts, alors que la population vit le plus souvent dans les terres ou sur la côte atlantique, dans des maisons précaires, parfois en tôle et en bois, partant le matin de bonne heure pour aller travailler pour les riches clients étrangers.

Sur un conseil avisé de Grand Papa alors en Martinique, nous refaisons les pleins de carburant. La Martinique est en grève, ce qui n'est pas cool pour les touristes mais qui semble habituel pour les îliens. 

Il est temps de retrouver un petit coin de France et après 3 heures de nav bien calés au près, nous ancrons dans la baie de Sainte Anne, sous les yeux des grands parents.

LES GRENADINES (Tome 2)

Nom charmant et sirupeux pour un chapelet d'îles toutes aussi extraordinaires et différentes les unes que les autres. 

Après avoir passé 3 jours à Chatham Bay, à Union, nous remontons jusqu'à Mayreau où nous ancrons dans Saline Bay sur les conseils de Denis, skipper rencontré à Petit Saint Vincent. Plage plus calme et moins touristique que Salt Whistle Bay qui, en effet, offre une plage bordée de cocotiers magnifiques mais où s'entassent les bateaux les uns derrière les autres. 

C'est sur cette plage, lors de notre visite à pied de l'île, que nous allons rencontrer Okamaugo. La discussion s'engage avec Aurélie, Camille et Augustin. Nous trouvons rapidement des points communs, des bateaux copains, une vie à terre près de Rennes.... Aurélien s'est ancré au fond la baie, mais le mouillage est rouleur, ce qui les décidera à nous rejoindre en fin d'après-midi.... et nous allons partager les 7 prochains jours.
Mayreau offre une vue imprenable sur les Tobago Cays, 4 très petites îles, entourées d'eau turquoise et d'une barrière de corail, coin paradisiaque qui en fait le point d'orgue des visites dans le sud des Caraïbes. Sinon, les 2 attractions touristiques de cette île sont un rhum chez Robert et la petite église du Père Divonne au sommet de la colline. En effet, ce père dominicain français a marqué l'île par son dynamisme, en construisant un immense récupérateur d 'eau collectif. Ainsi, cette île est majoritairement catholique alors que les autres îles sont protestantes.  Nous aurions bien assisté à un office mais ces derniers sont toujours très tôt le matin et nous étions encore en navigation ce dimanche matin.
Après 2 jours et quelques courses, nous partons vers les Tobago cays. Beaucoup de monde mais pas trop, car le mouillage est grand, surtout quand on accepte de rester avec un ventilateur branché jour et nuit sur 50 kms/h. L'ancre à peine jetée, 2 tortues pointent leur tête hors de l'eau. Nous plongeons tous à leur rencontre, magnifique, et nous n'allons pas nous lasser de les observer pendant les 6 jours que nous allons passer dans ces îles. Baradal nous livre ses iguanes au petit matin, êtres préhistoriques, placides, aux couleurs variées. Avec Okamaugo qui nous a rejoint, nous irons aussi plonger le long de la barrière de corail. Il y a beaucoup de ressac car beaucoup de vent et l'observation des poissons multicolores, de 2 langoustes vivantes !!, n'est pas aisée . Le veille de notre départ, nous partagerons des langoustes, les pieds dans le sable, avec en dessert des fruits frais, enfin. Les langoustes sont succulentes, petits et grands se régalent. La soirée se terminera par le dernier spectacle de pirates présentée par Camille, Solène et Juliette.

Nous n'oublions pas la rencontre de Nomade, Outremer 45 superbement relooké, avec à son bord Anonciade, qui me donnera entre autre la recette de la tarte fine au citron, mais aussi de thons marinés - un délice! -, Maxence, nouvelle copine de jeu inséparable, de Juliette  et Solène, et Christophe qui nous prodiguera de précieux conseils. Ils remontent vers le nord et on se promet de vite se retrouver sur un prochain mouillage.
Nous ne retrouverons malheureusement pas Petite Terre, qui profite des îles du sud et qui sera rejoint par Okamaugo. Nos chemins se séparent pour un temps. Nous remontons vers Canouan pour une brève escale d'un soir, ravitaillement en fruits et légumes, population très sympathique dans un village très coloré.
Au petit matin, nous nous dirigeons vers Béquia, où nous attend un comité d'accueil...un Dinghi sort de la masse des bateaux au mouillage, et oh surprise, c'est Christophe et Maxence. Leurs plans ont changé, et nous voici bientôt ancrés à côté de Nomade, près de la plage. Nous passerons 4 jours, entre CNED, visites de l’île, soirée dansante au bar  de la plage, repas délicieux.  Pour le rhum, il faudra attendre les îles françaises pour en retrouver du bon. Il faut dire qu'ici il est titré entre 70 et 85°C.
Sur les conseils de Météore, Outremer 55 qui connaît bien Zen et son histoire !!!! et Nomade, nous faisons notre sortie des Grenadines à Béquia. Nous ferons une seule escale à St Vincent, dans la baie de Cumberland, où Joseph le rasta nous accueille et nous aide à nous amarrer à un cocotier. La baie est sauvage, quelques restos mais surtout le meilleur Morito du monde !! enfin le moins alcoolisé !