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mardi 18 mars 2014

LA DOMINIQUE

Voilà une escale qui restera dans nos souvenirs et qui nous pousse à revenir, tellement il nous reste de choses à découvrir en particulier dans le sud de l'île. Quittant le Nord de la Martinique, nous remontons au près à bonne allure pour croiser bientôt la pointe sud de la Dominique, île coincée entre deux départements français. Notre timing nous oblige à y faire une courte halte que nous choisissons de faire à Portsmouth au nord de l'île, pour y rejoindre Snoozle, pour un rendez-vous attendu depuis l'Espagne. Deux Baleines nous saluent en arrivant sur la côte ouest de l'île, nos premières baleines, dont nous ne verront que le dos mais il y avait quelques tonnes sous l'eau.




Au large de Portsmouth, une Barque vient nous chercher. C'est un boys boat, qui bosse pour Eddison Tour, qui nous prend en charge. « I was the First », autrement dit, il va s'occuper de nous : c'est le Yacht service à la Dominicaine. Ils vous accueillent, vous proposent tout type de services, des douanes au BBQ sur la plage, en passant par le taxi ! Des types adorables, qui sont également une vraie sécurité pour le bateau à l'ancre dans la baie.

Quand nous entrons dans la baie, Beat et Maja nous accueillent sur Snoozle. Nous les avions rencontrés au tout début de notre voyage à Vigo, mais des soucis techniques et un programme différent du nôtre n'avait pas permis de nous revoir avant. Quelle joie de passer du temps ensemble, de discuter bateau même si « les objets de nos rêves sont bien différents », bois contre plastique, magnifique classique yacht avec tout la modernité pour en faire une vraie bête de course contre Cata ...mais rien ne s'oppose vraiment, et comme nous dit un Dominicain : « ce qui fait le bateau, c'est le capitaine ! »  Disons que nos bateaux ont fière allure. Ces deux jours sont vite passés et nous aurons du mal à nous revoir avant le retour en Europe, peut-être au ski en Suisse !

Nous partons en minibus très sommaire avec Paul, notre guide, pour ce qui devait être notre dernière journée dans l'île. A peine quitté la ville de Portsmouth, nous entrons dans un pays magique, fait de forêts, de rivières, de falaises à pic dans la mer...notre guide est intarissable sur toutes les beautés de son île et sur la profusion de plantes qui, même dans les fossés, servent à guérir tous les maux...et beaucoup les abus de rhum ! Visite formidable que nous finissons en marchant dans la Rain Forest, pour aller voir deux cascades, dans un environnement, de grands arbres, de mousses et de lichens...où apparaît tout à coup une cascade puis, quelques escalades plus loin, une seconde. On se serait cru dans le film « Mission » ! Et tout cela n'est qu'une infime partie des richesses naturelles de l'île.



Pour conclure, Edison nous convie à un Beach BBQ, qui réunit beaucoup de plaisanciers de la baie. On discute avec Jeff et sa femme, américains qui connaissent bien Moon River...Le monde des voyageurs à la voile est bien petit..et sympa !

Le lendemain, on décide, pour attendre un vent plus favorable, de rester une journée de plus. Nous nous lançons, toujours avec Eddison, vers l'Indian River, haut lieu touristique qui finalement nous déçoit, mais c'est surtout en comparaison de ce que l'on avait vu la veille...heureusement , notre guide, James Bond, est extra et nous voyons la maison de Calypso, sorcière dans Pirate des Caraïbes : les enfants sont aux anges. Il faut dire que le film a beaucoup utilisé Sainte Lucie et la Dominique, îles qui sont restées sauvages et savent toujours offrir une nature intacte, ce qui est de moins en moins vrai ailleurs. Et des gens sympas: bien que les rumeurs d'insécurité circulent dans les mouillages, nous ressortons ravis de toutes ces rencontres.



Il nous faut préparer notre départ pour Marie Galante où Bernard et Sandrine nous attendent. Au moment de lever l'ancre, c'est Eddison qui vient nous saluer. Rien ne l'obligeait : ce sont de chics types et des rencontres comme celle-ci qui font le sel de notre voyage, en plus de celui de la mer. 

dimanche 9 mars 2014

MARTINIQUE

Nous voici depuis 10 jours en Martinique, escale à la fois technique et familiale. En effet, nos parents nous ont rejoints.
Nous étions ravis de les revoir après tant de coups de fil, de mails ou SMS et de miles parcourus. Pouvoir partager en direct nos aventures, nos découvertes, la vie à bord et bien sûr les nouvelles de la famille et des amis, fait du bien à tous.
Nous trouvons une place au Marin, facilitant la venue à bord et permettant d'entamer les réparations et révisions nécessaires. La vie s'organise donc entre les locations des uns, le Cned des autres, les courses, les repas, les visites...

Nous avons visité une partie de l'île, tous dans un minibus, nous baignant, même grand maman ! sur la plage « mythique » de la Saline. La côte Est, plus sauvage, est vraiment magnifique. Ewen a même pu y faire du cata entre les barrières de corail avec Guillaume , un ami de Thorigné, arrivé une semaine avant nous pour 5 mois de travail.
On s'est offert aussi une petite visite sur la presqu'ile de la Caravelle...nous y étions venus en voyage de noces il y a..longtemps. L'île a bien changé, s'est construite, comme le port du Marin, avec la première flotte de location de bateau de la caraïbe, qui a pris des proportions impressionnantes.
Mais ce qui nous marque le plus, c'est d'arriver en France. Tout est comme en Métropole, magasins, infrastructure etc... au prix du Rhum près, et cela contraste terriblement avec les autres îles, qui se débrouillent seules, avec juste un peu d'agriculture, du tourisme, sans un pays derrière elles depuis leur indépendance acquise le plus souvent dans les seventies ,...On a même eu la grève...des pompistes, capables de bloquer le pays en pleine saison touristique !! c'est si bon de revenir au pays....

Pour ce qui concerne le bateau, il repart avec une balancine, une drisse de Genaker et une écoute de grand voile toutes neuves, un GPS qui fonctionne, des voiles révisées, un code 0 (voile de 50m2 qui va nous permettre de remonter mieux au prés par petit temps). Malheureusement nous n'avons toujours pas de feu de mouillage, ni de navigation. Il va falloir trouver un bon électricien en Guadeloupe.


Quelques retrouvailles rapides avec Nomade et Okamaugo, que nous retrouverons bientôt, nos au-revoirs aux grand-parents, et il nous faut remonter doucement vers le Nord afin de retrouver les copains qui ont décidé de prendre leurs vacances de février sous le soleil à notre plus grande joie : La Dominique, puis Marie Galante, les Saintes, Petite Terre, et la Guadeloupe seront nos prochaines escales et dégustations de rhum.


jeudi 20 février 2014

SAINTE LUCIE

La météo s'annonce bonne pour le passage du canal entre St Vincent et Ste Lucie. Nous mettrons quand même 2 ris, les vagues tapent fort en passant la pointe nord de St Vincent, mais la mer s’assagit assez vite et c'est une belle navigation que nous faisons avec en prime à l'arrivée, un mouillage aux 2 pitons, réserve naturelle au sud de Sainte Lucie. Allelouja, le boy's boat, vient à notre rencontre et nous accueille. Il nous aide à nous amarrer sur une bouée, puis un vendeur de magnifiques fruits s'approche et nous craquons pour ses produits frais. Après quelques achats et  rangements, nous allons sur la plage du fond de la baie toujours avec notre tablette pour capter internet de l'hôtel-resort grand luxe qui jouxte la plage. Ce mouillage est grandiose avec ces 2 pitons qui plongent dans la mer, classés au patrimoine mondial ! Nous profiterons de cette escale pour faire un petit tour au sud de l'île en visitant le volcan de la Soufrière et se baigner dans les eaux chaudes d'une cascade le long de ce volcan. Visites un peu décevantes, car le taxi-man bâcle le tour et la guide du volcan de la Soufrière, tout en marchant tel un escargot pour nous rallonger le temps de visite (?) pour sans doute en diminuer le  coût à la minute, est heureuse de nous rappeler que l’île a été 7 fois française et 7 fois anglaise, parle un Français teinté d'anglais et de créole, pour ensuite nous demander de traduire pour les enfants les mots que nous n'avions pas compris... Cependant, nous nous plaisons à marcher dans le village de la Soufrière  au charme certain avec ses maisons colorées et son petit air colonial, un passé un peu français et des habitants sympas, heureux de prononcer quelques mots dans la langue de Molière.


Marigot Bay, notre prochaine escale, où de grands yachts peuvent s'amarrer, ne nous laissent pas un souvenir ému. En effet, cette ria, célèbre pour avoir servi de cache pour la flotte anglaise, poursuivie par les Français, a été très construite et la malheureuse bande de sable avec ses palmiers fait un peu pitié. Juliette apprendra à fabriquer des poissons en feuille de palmier alors que le reste de la famille, qui a trouvé un filet de volley, s’entraîne avec 2 îliens. 
Dès le lendemain nous repartons pour Rodney bay, trois jours de CNED, planche à voile pour Juliette et courses. Baie bien protégée, sans grand charme, avec dans le fond une magnifique marina où se concentrent une flotte importante de loueurs mais aussi des villas très british avec yachts sur ascenseur devant chaque maison. 
Le contraste dans ces îles est partout saisissant, entre côte caraïbe, cocotiers, yachts et beaux resorts, alors que la population vit le plus souvent dans les terres ou sur la côte atlantique, dans des maisons précaires, parfois en tôle et en bois, partant le matin de bonne heure pour aller travailler pour les riches clients étrangers.

Sur un conseil avisé de Grand Papa alors en Martinique, nous refaisons les pleins de carburant. La Martinique est en grève, ce qui n'est pas cool pour les touristes mais qui semble habituel pour les îliens. 

Il est temps de retrouver un petit coin de France et après 3 heures de nav bien calés au près, nous ancrons dans la baie de Sainte Anne, sous les yeux des grands parents.

LES GRENADINES (Tome 2)

Nom charmant et sirupeux pour un chapelet d'îles toutes aussi extraordinaires et différentes les unes que les autres. 

Après avoir passé 3 jours à Chatham Bay, à Union, nous remontons jusqu'à Mayreau où nous ancrons dans Saline Bay sur les conseils de Denis, skipper rencontré à Petit Saint Vincent. Plage plus calme et moins touristique que Salt Whistle Bay qui, en effet, offre une plage bordée de cocotiers magnifiques mais où s'entassent les bateaux les uns derrière les autres. 

C'est sur cette plage, lors de notre visite à pied de l'île, que nous allons rencontrer Okamaugo. La discussion s'engage avec Aurélie, Camille et Augustin. Nous trouvons rapidement des points communs, des bateaux copains, une vie à terre près de Rennes.... Aurélien s'est ancré au fond la baie, mais le mouillage est rouleur, ce qui les décidera à nous rejoindre en fin d'après-midi.... et nous allons partager les 7 prochains jours.
Mayreau offre une vue imprenable sur les Tobago Cays, 4 très petites îles, entourées d'eau turquoise et d'une barrière de corail, coin paradisiaque qui en fait le point d'orgue des visites dans le sud des Caraïbes. Sinon, les 2 attractions touristiques de cette île sont un rhum chez Robert et la petite église du Père Divonne au sommet de la colline. En effet, ce père dominicain français a marqué l'île par son dynamisme, en construisant un immense récupérateur d 'eau collectif. Ainsi, cette île est majoritairement catholique alors que les autres îles sont protestantes.  Nous aurions bien assisté à un office mais ces derniers sont toujours très tôt le matin et nous étions encore en navigation ce dimanche matin.
Après 2 jours et quelques courses, nous partons vers les Tobago cays. Beaucoup de monde mais pas trop, car le mouillage est grand, surtout quand on accepte de rester avec un ventilateur branché jour et nuit sur 50 kms/h. L'ancre à peine jetée, 2 tortues pointent leur tête hors de l'eau. Nous plongeons tous à leur rencontre, magnifique, et nous n'allons pas nous lasser de les observer pendant les 6 jours que nous allons passer dans ces îles. Baradal nous livre ses iguanes au petit matin, êtres préhistoriques, placides, aux couleurs variées. Avec Okamaugo qui nous a rejoint, nous irons aussi plonger le long de la barrière de corail. Il y a beaucoup de ressac car beaucoup de vent et l'observation des poissons multicolores, de 2 langoustes vivantes !!, n'est pas aisée . Le veille de notre départ, nous partagerons des langoustes, les pieds dans le sable, avec en dessert des fruits frais, enfin. Les langoustes sont succulentes, petits et grands se régalent. La soirée se terminera par le dernier spectacle de pirates présentée par Camille, Solène et Juliette.

Nous n'oublions pas la rencontre de Nomade, Outremer 45 superbement relooké, avec à son bord Anonciade, qui me donnera entre autre la recette de la tarte fine au citron, mais aussi de thons marinés - un délice! -, Maxence, nouvelle copine de jeu inséparable, de Juliette  et Solène, et Christophe qui nous prodiguera de précieux conseils. Ils remontent vers le nord et on se promet de vite se retrouver sur un prochain mouillage.
Nous ne retrouverons malheureusement pas Petite Terre, qui profite des îles du sud et qui sera rejoint par Okamaugo. Nos chemins se séparent pour un temps. Nous remontons vers Canouan pour une brève escale d'un soir, ravitaillement en fruits et légumes, population très sympathique dans un village très coloré.
Au petit matin, nous nous dirigeons vers Béquia, où nous attend un comité d'accueil...un Dinghi sort de la masse des bateaux au mouillage, et oh surprise, c'est Christophe et Maxence. Leurs plans ont changé, et nous voici bientôt ancrés à côté de Nomade, près de la plage. Nous passerons 4 jours, entre CNED, visites de l’île, soirée dansante au bar  de la plage, repas délicieux.  Pour le rhum, il faudra attendre les îles françaises pour en retrouver du bon. Il faut dire qu'ici il est titré entre 70 et 85°C.
Sur les conseils de Météore, Outremer 55 qui connaît bien Zen et son histoire !!!! et Nomade, nous faisons notre sortie des Grenadines à Béquia. Nous ferons une seule escale à St Vincent, dans la baie de Cumberland, où Joseph le rasta nous accueille et nous aide à nous amarrer à un cocotier. La baie est sauvage, quelques restos mais surtout le meilleur Morito du monde !! enfin le moins alcoolisé ! 

lundi 13 janvier 2014

LES GRENADINES (Tome 1)

Un nouveau petit paradis nous attendait à Petit Saint Vincent (PSV pour les intimes). Première île des Grenadines, cette île privée offre un cadre idyllique pour les Honey Mooners...super friqués. Nous allons en annexe sur Morpion, célèbre bande de sable dorée au milieu de la mer avec son parasol, où nous allons plonger et découvrir la beauté des fonds.

Pour conclure cette journée enchanteresse nous déjeunons les pieds dans le sable sur la plage de Petit Saint Vincent, après un apéro sur le bateau de Denis, charter dans les Antilles, donc source de tuyaux indispensables pour encore mieux apprécier ce coin de paradis.

Mais au vu des conditions météo instables et du peu d'intérêt de Petit Martinique, nous retournons à Hillsborough, pour faire nos papiers de sortie et repartir aussitôt sur Union, première grosse île des Grenadines.
A notre plus grande surprise et joie nous rencontrons Claire et Thibault sur Mr Fizz, bateau dont nous suivons le blog avec le plus vif intérêt car ils nous devancent de quelques semaines. Criquet est là aussi, sans Pauline et Vincent, mais il est hors de question de quitter Carriacou sans les voir. A peine revenus sur leur bateau nous les invitons pour un apéro sur Zen avec leurs copains et Claire et Thibault. Ils sont jeunes, pleins d'envies, de projets... « Trop frais » ! Les échanges d'expérience, de bons tuyaux, les discussions vont bon train. Les rendez-vous sont pris pour la suite du voyage, Bahamas pour les Fizz et les Tobago Cays pour Criquet.
Le lendemain, nous tombons sur une "source" de produit d'chez nous : saucisson sec, tome de Savoie et St Nectaire, etc...un moment de bonheur dans un océan de burgers et Cesar Salad ! Le village de Hillsborough est charmant, très couleur locale, et c'est sans doute parce que le mouillage est un peu rouleur et les fonds pas très accrocheurs que personne n'en parle, mais nous, on a bien kiffé ...

Nous levons l'ancre pour Union. Belle navigation, enfin à la voile, à 7-8 nœuds, les 7 milles sont une formalité et Ewen est heureux de naviguer vite !

Nous choisissons la baie protégée de Chatham Bay pour passer 3 jours, où le CNED occupe bien les journées, très ventées. 

Nous dégustons notre première langouste chez Vanessa, une des cabanes-restos de cette plage du bout du monde. Nous allons faire les papiers d'entrée à Clifton, la capitale avec son aéroport, porte d'entrée sur les Tobago Cays, et nous découvrons une île assez pauvre mais très haute en couleur avec des gens très gentils. 
Après ce séjour au fond de cette baie sauvage, avec finalement peu de bateaux, on lève l'ancre vers Mayreau et les Tobago Cays, pour aller bientôt nager avec les tortues.

CARRIACOU

Le 4 janvier,nous reprenons notre périple vers le nord, pour Carriacou, île des Grenadines rattachée à Grenade. On a aimé cette ile qui nous a accueillis pour notre première transat, avec des gens sympas, qui tirent gentiment profit du tourisme, avec leur anglais créole : un guide cool nous fait visiter saint Georges, les taxis qui vous enseignent la Socca danse..etc..peut-être le souvenir du lien avec la France, avant que les Anglais n'en reprennent le contrôle, 250 ans avant que les américains ne libèrent l'île de ses liens avec Cuba et l'URSS par une intervention militaire en 1984 : c'est pas si loin, la guerre Froide!!

Après une halte dans l'île déserte de Rond Island, où grâce à l'AIS nous avons retrouvé Domi et Bruno, sur Curieuse, nos voisins de La Gomera. Après un échange sur nos impressions sur la traversée, nous nous donnons rendez-vous aux Bahamas. Pas si facile de se retrouver dans ce mouchoir de poche que sont les Antilles, à chacun son programme, ses rendez-vous de copains... ses envies.

Le lendemain, sans avoir mis le pied à terre car beaucoup trop de ressac, nous avons repris la mer pour parcourir les 6 derniers miles « désagréables » qui nous séparaient de Carriacou, sous des grains incessants et une mer très hachée et bien sûr beaucoup au vent.
Le premier mouillage, quoique très calme dans Tyrell bay, ne nous donne pas envie de rester : trop de monde, eau trouble, pas de commerce, pas d'internet : notre guide nautique a dix ans et tout a changé : les infrastructures, les numéros de téléphone, le nombre de bateaux, leur taille....seules les îles n'ont pas bougé. Il faut donc faire un peu au feeling ... bien nous en a pris de regagner dès le petit matin Sandy Island : plage de sable corallien, eau turquoise, poissons multicolores sur patates de corail. Que du bonheur, enfin nous avons trouvé une plage qui ressemble à nos rêves!

Alors nous restons dans ce mouillage, bien qu'un peu exposé, et après avoir réussi à décrocher, et raccrocher,notre ancre Spad de 30 kgs et ses 40 M de chaine dans une rafale à 35 noeuds: ça se mérite de dormir au paradis...


GRENADE

Le temps passe et nous sommes bien remis de nos aventures océaniques. Noël, la nouvelle année, l'épiphanie sont passés et nous avons commencé notre remontée des Antilles. Alors voici quelques nouvelles de cette destination tant attendue par les Zen.
Même si la France est plongée dans le froid , la pluie, le vent depuis plusieurs mois, c'est aussi un « drôle de temps » qui nous attendait à Grenade après notre traversée. Il faisait bien sûr 27-28° C mais la pluie surgissait avec du vent par rafale : vive les grains !

Noël, fut ainsi très pluvieux, nous avons assisté à notre première messe de minuit à "minuit pile", avec veillée de prière incluse, de 23 à 2 heures du mat ! De quoi alourdir les paupières des marins et malgré, deux chorégraphies de petites filles au début et à la fin de la messe ainsi qu'une magnifique chorale, ce n'était quand même pas la fête créole.
C'est avec un immense plaisir que nous avons dégusté nos cadeaux de Noël : cela faisait un bien fou de déguster des rillettes de langouste aux truffes, un pâté de lardons au persil et du foie gras, dans ce pays où l'on ne trouve que de la nourriture américaine.
Le 25 ce fut un T-Bone au BBQ entre 2 grains. Viande succulente achetée au meat market où le service des fraudes n'a pas les mêmes prérogatives qu'en France...et gens adorables, touche locale, et seul moyen de manger à prix raisonnables...le reste est fait pour les touristes des bateaux de croisière, qui débarquent tous les jours pas centaines.
Après 4 jours à la marina neuve et chic de Port Louis, histoire de refaire les pleins y compris de sommeil, nous sommes allés visiter les « Aber » du sud de l'île, espérant trouver des coins sauvages et désertiques. En fait, nous avons mouillé dans 2 baies avec beaucoup de bateaux, dont certains y ont sûrement élu domicile depuis plusieurs années, d'autres de passage comme nous. C'était le cas de Dragonera, magnifique Ketch descendu de Boston, avec qui nous avons sympathisé. Nous étions ébaubis devant ses 72 pieds, ses boiseries parfaitement entretenues, mais quand Alex et Lesley sont montés sur notre Zen, ils le trouvaient spacieux, et tellement plus pratique pour la grande croisière ! Comme quoi, on a toujours envie des jouets des copains !

Les pleins de nourriture faits, nous traçons vers la baie de Morne Rouge, pour un mouillage de quelques jours, en face de la location de Florence et Eric, juste arrivés de la Martinique : ce fut une joie immense de retrouver nos amis venus de si loin.
Baignades entre les grains, visite de l 'île en minibus avec baignade dans une cascade, visite de la chocolaterie.... une belle île montagneuse où la végétation à vite repris ses droits malgré la destruction de 90% de l'île par 2 cyclones successifs en 2004 et 2005.
Les maisons, très colorées, se détachent du vert luxuriant de la forêt. Et le dimanche un bateau-night-club débarque, musique a fond, pour une après-midi de Folie...il s'appelle le Rhum Runner..tout est dit!

Pour le dernier jour de l'année, la météo a été clémente et nous sommes allés dans Prickly Bay pour la plus grande joie de tous. Nous avons retrouvé Hubert, navigateur solitaire rencontré à Dakar. C'est toujours la fête de revoir un bateau et son équipage.


Pour parfaire cette belle journée de baignades, au coucher du soleil une « « carangue à gros yeux » a croqué notre poulpe rose fluo. 5 kilos de bonheur pour les pêcheurs du bord! Il nous restait quand même assez de force pour terminer cette belle journée mais aussi cette belle année par une soirée dansante, au rythme de la calypso et la socca danse !! Les meilleures choses ont une fin et la Valeau Team s'en est allée, avec quelques belles aventures aériennes dans les coucous locaux sur le vol retour.