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dimanche 15 septembre 2013

EN ROUTE VERS MADERE

La mer reprend ses droits et l'équipage s'organise pour prendre ses quarts, régler les voiles, faire à manger, un peu de CNED. Le bateau, au portant (vent dans le dos...), se montre à nouveau d'une stabilité redoutable, malgré une houle de 1 à 2 mètres qui vient par le travers. Cela permet de vivre à bord, de lire beaucoup..etc....sans roulis. On alterne des moments à force 5/6 et des calmes, qui nous poussent à mettre le moteur quelques heures.
Les dauphins reviennent accompagner notre chevauchée vers le sud, nous quittons la côte et ses casiers, ses pêcheurs et ses cargos...nous sommes seuls sur cette grande bleue qui dévoile sa vraie couleur quand on se penche par la fenêtre de la salle de bain. Parce qu'on ne vous avait pas tout dit...on a les toilettes avec vue mer, dont la transparence ne permet cependant pas d'apprécier les 4,5 kms de profondeur sous nos pieds !!

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, alors que l'équipage du vaisseau pensait que la malédiction du maquereau s'était abattue sur le navire, empêchant toute prise en dehors d'un « chippirones » dépressif venu se jeter sur la jupe arrière de ZEN, le moulinet se met à siffler et nous voilà en lutte, chacun à son poste, pour tenter de ramener à bord, un poisson que nous cherchons à identifier ...nous filons à plus de 8 N et il faut ralentir le bateau pour lutter avec l'animal. Nous sortons le crochet qui permettra de ramener le poisson vers le couteau et les sushi...c'est une Dorade Choryphène de 84 cm de long que l'on finit par remonter à bord...et qui va occuper la fin d'après-midi pour la préparer...et comme dans Pagnol et les bartavelles, nous prenons en photo la Dorade, première prise depuis les maigres maquereaux de la baie de Quiberon...La malédiction semble donc bien levée, nous tentons de devenir marins, nous voilà aussi un peu pêcheurs....


PORTO SANTO

Nous arrivons le 7 septembre, après 3 jours, de mer à Porto Santo, pour une brève escale : baignade, plein d'eau (parce que le Routudjuuuuuuuu de Dessalinisateur est encore p... de M...de panne...mais il faut rester Zen).
Une nuit au mouillage devant la belle plage de Porto Santo et une brève visite dans l'île, nous voilà sur la mer pour rejoindre Funchal. Nous profitons de ces 50 NM pour pour faire marcher le bateau, et contenter Ewen qui souhaiterait que l'on soit au « taquet » en permanence...soleil et vent favorable nous permettent de passer les 12 Noeuds le long de la magnifique côte sud de l'île de Madère que nous contournons, tout en apercevant des cétacés (des petites baleines ou des gros dauphins??), whales watching qui semble être LA sortie à partir de Funchal.
Le vent continue de monter et nous arrivons à Funchal vers 19h, avec 35 Noeuds de vent en rafale...et Ô miracle!, dans le mini-port, nous trouvons une place pour nous loger...et préparer notre séjour : nous rejoignons Jacques et Denise, arrivés par avion quelques heures plus tôt...et reprenons contact avec Benoît et Lara, locaux de l'étape, qui ont la gentillesse de réceptionner les colis arrivés de France...le CNED et le Congélateur...notre cadeau que Marc, après moult efforts, nous a envoyé par la poste...




LISBONNE

Trois jours dans la capitale Portugaise, amarrés au Doca Alcantara, nous admirons le Christ Roi sur la rive opposée du Tage, avec en prime le chargement continu des porte-containers sur le port de commerce..

mais nous sommes à quelques encablures du centre ville et de la place du Commerce, poumon de la vie de Lisbonne et témoin des grands événements du pays, du tremblement de terre de 1755 à la révolution des Oeillets en 1974. On a le sentiment que chaque espace, chaque bâtiment est chargé d'histoire et nous prenons un plaisir immense à parcourir la ville, du château au quartier populaire de l'Alfama, des bords du Tage au cloître dos Jeronimos, en passant par l'aquarium implanté sur le site de l'exposition universelle. Au-delà de la ville elle-même, les gens sont super accueillants, compréhensifs avec notre niveau zéro de portugais, parlant aussi fréquemment bien anglais et/ou français, ce qui n'a pas été toujours le cas en Espagne.

On met de côté les difficultés de récupérer le boitier AIS, envoyé depuis la Suède par la route semble-t-il....la satisfaction étant que l'hélice de l'hydrogénérateur est prise en garantie, après la perte des 3 pales de l'hélice...Cet engin est quand même formidable : à partir de 7 Noeuds, on charge les batteries et on a l’électricité à volonté, quel confort en mer …
On n'attendra pas l'AIS, que l'on va essayer de récupérer à Funchal et on part pour CASCAIS, sur la Riviera Portugaise à l'entrée du Tage ...belle Marina, plage et eau pour se baigner...enfin.


Petite pause, quelques courses livrées au bateau, incluant les packs d'eau, plein de fuel (le premier depuis le départ) et nous passons une dernière nuit avant d'attraper une fenêtre météo qui semble être top, pour faire un bord, tribord amure, jusqu'à Porto Santo, 20 MN au nord de Madère. Jacques et Denise, les parents de Cécile sont annoncés le 8/09 à Funchal, sur l'île principale...en route donc pour une foulée de 50 MN, la plus longue depuis le départ de la Bretagne.


samedi 31 août 2013

Le PORTUGAL de PORTO....à LISBONNE

Les vents et les lenteurs de l'administration espagnole ont raison de notre patience et nous décidons de ne pas nous arrêter aux îles Cies, il faut bien garder des sites à visiter les prochaines fois !!!
Nous faisons route sur Porto et nous nous amarrons à 21 heures dans la marina du port de commerce de Leixoes, entre deux bateaux de pêche, trois supertankers et quelques porte-containers de belle facture. Belle navigation mais musclée, dans l’alizé portugais et nous apprécions la stabilité de notre bateau malgré la houle de 3 à 4 mètres. Heureux sommes-nous de descendre vers le sud : 80% des vents sont nord le long de la côte, alors, quand il faut remonter vers la Bretagne au près dans la houle, il faut viser juste et faire le plein de gasoil !
Le lendemain, visite de Porto qui nous séduit, ses décors en carrelage, son Porto, les rives du Douro, sa francescina....sorte de double croque madame fourré de jambon, escalope et saucisse, et sa sauce qui en fait son secret …. c'est une ville à découvrir et qui offre des lieux très typiques malgré le grand nombre de touristes.


Nous ne restons finalement qu'une seule journée afin d'arriver au plus tôt à Lisbonne où du matériel électronique nous attend. L'AIS reçoit mais n'émet plus, nous avons cassé les pales de l'hydrogénérateur, sans doute sur un des 12 milliards de casiers qui jalonnent le parcours, souvent par plus de 70 M de fond...La navigation est moins passionnante, le long de cette côte inhospitalière. Nous alternons le spi, le moteur, dans un vent allant de 0 à 20 nœuds, pour finir par affaler la Grand Voile et finir au moteur. La peinture, les bracelets brésiliens occupent les navigatrices, sans oublier les dauphins qui sont fidèles au rendez-vous, même au petit matin lors du quart de Solène et de Guillaume: nous ne nous en lassons pas.
Heureusement que l'entrée dans le Tage conclut ces deux jours de Nav..nous sommes au XVème siècle, et nous voguons sur la trace des premiers grands explorateurs portugais qui ont ouvert la voie de la mondialisation....ils n'avaient sans-doute pas imaginé la suite !!

Pour nous ce sera visite de Lisboa, et préparation du voyage vers Madère.


On aurait tant aimé voir les îles Cies.....


Les îles Cies, c'est un magnifique paysage, des montagnes majestueuses qui s'élèvent vers le ciel , des forêts à perte de vue, de l'eau limpide pour entourer et faire ressortir le tout. Et c'est grâce, ou à cause de tout ça, qu'il faut un permis, un tout petit bout de papier qui permet de s'ancrer sur ce beau domaine protégé. 
Parfois on s'y prend trop tard alors on attend, ce que nous avons fait en allant à Vigo. Notre ponton au pied du Real Club Nautica de Vigo était en mauvais état, peu digne du magnifique bateau de notre voisin, parfait jusque dans les moindres détails.
Pour autant, la ville est pleine de vie. Beaucoup de statues ornent les places. Nous nous sommes baladés dans toutes ces ruelles escarpées et jusqu'au parc de Castro qui offre une vue magnifique sur toute la baie. 
Nous avons passé 4 jours dans cette ville animée aux habitants très accueillants. Petits bars à vin et restos pour nous régaler de jambon, sardines, porc au paprika...et même un "Burger King-film" pour les enfants.
Le 25 août nous ne manquons pas les 13 ans de Juliette, heureuse de sa tablette à dessin électronique et des nombreux messages qui font toujours plaisir. En prime le matin nous sommes au cœur de l'arrivée de la 123ème traversée de la baie de Vigo à la nage (3700 m).


jeudi 22 août 2013

De la Corogne à Pontevedra

Nous continuons notre descente vers le sud. Partis de La Corogne le 18 sous une brume à couper au couteau, nous passons le Cap Finisterre au petit matin après avoir été encerclés par une horde de pêcheurs qui a demandé à Marine et Ewen une veille très attentive. A midi nous étions à l'entrée de la baie d'Arrosa. La remontée au prés de la Ria est magnifique. Pour arriver à notre mouillage nous slalomons entre les tables à moules, nettement plus visibles que celles des huitres!!!

Notre mouillage est magnifique, nous sommes protégés du vent de nord qui souffle à 20 noeuds, mais peut-être aussi parce que nous sommes tout seuls. La mer étant très plate, nous apprécions la stabilité du bateau. Nous tentons une baignade, plutôt une "trempette" dans de l'eau à 16°C.
Le lendemain, nous repartons pour la baie de Pontevedra. Belle navigation après un petit tour dans le port du Marin où nous sommes accueillis par des militaires car cette zone, appartenant à l'école navale, est "PROHIBIDO" pour les voiliers visiteurs.
Ewen prend le relais à la VHF en espagnol, il comprend que nous ne pouvons pas aller à Pontevedra. Nous accostons donc dans le port de Combarro, infrastructures toutes neuves, petit village typique avec ses Horreos, greniers à grains sur pilotis et ses ruelles étroites qui mènent toutes à la mer. L'accueil des espagnols est excellent, avec beaucoup de compassion pour notre niveau linguistique, surtout quand il faut se faire expliquer la recette des "chipirones" à la poissonnerie du super mercado

Hier, nous voulions partir pour les îles Cies mais nous apprenons qu'il faut une autorisation pour mouiller. Voilà Guillaume et Ewen repartis dans les méandres de l'administration espagnole. Finalement nous restons une nuit de plus et nous partons visiter Pontevedra, en bus peu ponctuel! Belle ville qui marie églises, places ombragées et ruelles aux maisons qui se délabrent. Maintenant il n'y a plus qu'à espérer que la Fondation des îles Atlantiques nous délivre notre permis de navigation (pas évident) sinon bye bye les iles Cies, direction Vigo !! une chance peut-être est d'avoir le permis directement à Vigo..pour ne pas louper une nuit au mouillage dans le paradis des CIES.....







dimanche 18 août 2013

LA CORUÑA, première escale...technique

A l'heure dite, nous avons largué les amarres, avec beaucoup d'émotions, d'envies...le bateau est prêt (presque), l'équipage a revêtu son T-shirt ZenTeam, les amis sont venus sur terre et en mer pour nous suivre et le soleil nous salue!
Nous passons la pointe de Port-Navalo, bord à bord avec le Sainte-Anne 5, les amis nous saluent au Monténo et sur la promenade du Phare...C'est notre "Morbihan Globe" à nous !  MERCI !


Départ inoubliable donc...et c'est toujours important de prendre un bon départ! On ressort le Genaker, on navigue de conserve avec le Saint-Anne avant de le saluer et d'aller faire une première halte pour nous remettre à Hoëdic.
Après une vraie première nuit sur Hoëdic, un peu ballotés sur notre ancre, histoire de nous amariner, nous passons aux choses sérieuses : il faut dégolfer, et pas que du Morbihan, mais de la Bay of Biscay.
Nous sommes partis d'Hoëdic vers midi le 13/08, pour une traversée du Golfe de Gascogne que nous avons démarrée au moteur, une heure ou deux, avant d'envoyer le SPI, puis le Genaker, dans un vent "molasson" qui s'est vite renforcé, pour nous porter vers la Corogne, quasiment sur un bord de largue que nous avons terminé plein vent arrière pour 70 MN de SPI le long de la côte espagnole, par 20 Noeuds de vent réel, le bateau sur des rails....
Extra, environ 400 MN, en 60 heures, tout le monde a pris son rythme,  ses quarts, nous avons même commencé les cours du Cned, vu des dauphins...

Et nous voici enfin en Espagne! Depuis deux jours, nous faisons le rangement complet du bateau et on répare les quelques problèmes rencontrés pendant le trajet (entrées d'eau dans le coffre moteur, production d'énergie de l'hydrogénérateur non comptabilisée...). rien de problématique, mais la Corogne permet de faire ces petits travaux tranquillement.

Et en même temps, on mange du Chorizo, du "Jamon", on profite des concerts sur la place Ria Pita..tout en côtoyant beaucoup de gens du Nord de l'Europe qui descendent "en masse" pour le départ 2013 de l'ARC (World Cruising Rally).

Nous repartons ce soir pour la baie d'Arosa, première RIA avant VIGO et les CIES...