La mer reprend ses droits et
l'équipage s'organise pour prendre ses quarts, régler les voiles,
faire à manger, un peu de CNED. Le bateau, au portant (vent dans le
dos...), se montre à nouveau d'une stabilité redoutable, malgré
une houle de 1 à 2 mètres qui vient par le travers. Cela permet de
vivre à bord, de lire beaucoup..etc....sans roulis. On alterne des
moments à force 5/6 et des calmes, qui nous poussent à mettre le
moteur quelques heures.
Les dauphins reviennent accompagner
notre chevauchée vers le sud, nous quittons la côte et ses casiers,
ses pêcheurs et ses cargos...nous sommes seuls sur cette grande
bleue qui dévoile sa vraie couleur quand on se penche par la
fenêtre de la salle de bain. Parce qu'on ne vous avait pas tout
dit...on a les toilettes avec vue mer, dont la transparence ne permet
cependant pas d'apprécier les 4,5 kms de profondeur sous nos
pieds !!
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, alors que l'équipage du vaisseau pensait que la malédiction du maquereau s'était abattue sur le navire, empêchant toute prise en dehors d'un « chippirones » dépressif venu se jeter sur la jupe arrière de ZEN, le moulinet se met à siffler et nous voilà en lutte, chacun à son poste, pour tenter de ramener à bord, un poisson que nous cherchons à identifier ...nous filons à plus de 8 N et il faut ralentir le bateau pour lutter avec l'animal. Nous sortons le crochet qui permettra de ramener le poisson vers le couteau et les sushi...c'est une Dorade Choryphène de 84 cm de long que l'on finit par remonter à bord...et qui va occuper la fin d'après-midi pour la préparer...et comme dans Pagnol et les bartavelles, nous prenons en photo la Dorade, première prise depuis les maigres maquereaux de la baie de Quiberon...La malédiction semble donc bien levée, nous tentons de devenir marins, nous voilà aussi un peu pêcheurs....


